En stage sur les terres sud-africaines, les Léopards s’apprêtent à défier à deux reprises l’Ouganda, l’un des pays hôtes de la prochaine CAN. La première manche se joue ce vendredi.
L’objectif de ce rassemblement est double : intégrer les 12 nouveaux convoqués et relancer des joueurs longtemps tenus à l’écart de la tanière, à l’image de Dimitry Bertaud ou de Samuel Essende.
Un contexte qui explique l’absence de près de 14 cadres ayant disputé les deux premières journées des éliminatoires de la CAN face à la Guinée équatoriale (2-0) et au Zimbabwe (2-1).
Cette configuration dicte l’orientation du sélectionneur, qui entend se concentrer avant tout sur son propre groupe.
« Sur les deux matchs, on va se concentrer sur nous. On a l’habitude de nous concentrer sur nous-mêmes », a expliqué Sébastien Desabre devant la presse au Soccer City de Johannesburg.
« On a eu beaucoup de travail cette semaine pour faire passer des messages aux nouveaux. Chacun va pouvoir évoluer, que ce soit lors du premier ou du second match, et montrer qu’il est capable d’entrer en concurrence avec tout le monde », a-t-il ajouté.
Cette arrivée massive de néo-Léopards a renforcé la concurrence au sein de la tanière. Un choix assumé par le technicien français.
« Ce sont des joueurs qu’on est allés voir, qu’on a appelés en sélection et on pense qu’ils peuvent nous apporter un plus. Après, à eux de le montrer », a-t-il poursuivi.
Dans un groupe de plus en plus dense, le sélectionneur assure que la porte reste ouverte, mais fixe des exigences élevées.
« Vous savez très bien qu’il y a beaucoup de concurrence dans cette sélection. Chacun aura sa chance, la porte n’est fermée à personne, que les joueurs soient ici ou à l’extérieur ».
Pour Desabre, le talent ne suffit plus. L’état d’esprit reste le critère déterminant pour s’inscrire dans la durée.
« Il y a une réalité au football, il faut être impactant en match et être bon, mais surtout avoir l’état d’esprit pour s’intégrer dans ce qu’on est en train de faire, avec beaucoup de discipline, de motivation et de résilience », a-t-il soutenu.
Le technicien français a par ailleurs justifié le choix de l’Ouganda, une équipe qui « progresse bien depuis des années » et qui possède « de la qualité ».
Un choix également dicté par la logistique, avec la volonté de trouver un sparring-partner disponible dans la zone où la sélection souhaitait s’entraîner.
TOGE






