Le président de la République démocratique du Congo a profité de la tribune de Luanda pour rappeler la doctrine de Kinshasa concernant les eaux du fleuve Congo.
Devant les Chefs d’État, diplomates et experts réunis ce jeudi à l’ouverture de la 4e Biennale de Luanda, Félix Tshisekedi a fermé la porte à tout transfert d’eau vers d’autres bassins sans cadre légal strict.
Un forum panafricain organisé conjointement par l’Angola, l’Union africaine et l’UNESCO, placé cette année sous le thème de l’eau comme instrument de paix.
Pas de transfert sans référendum
Dans son allocution, le Chef de l’État congolais a été catégorique : aucun accord ne pourra être scellé sans respecter l’ordre juridique interne. Il a cité deux préalables non négociables.
D’abord, un aval populaire direct par voie référendaire. Ensuite, des études scientifiques solides, capables de prouver que les intérêts vitaux de la RDC et son équilibre environnemental ne seront pas compromis.
Pour le Président Tshisekedi, cette fermeté n’est pas un repli, mais une condition de la confiance entre États.
Il a défendu une coopération africaine fondée sur le respect mutuel de la souveraineté, à l’heure où la gouvernance des ressources en eau est présentée comme un levier majeur de prévention des conflits sur le continent.
Tête-à-tête avec João Lourenço
En marge du forum, le Président congolais s’est entretenu avec son homologue angolais. João Lourenço, qui venait d’ouvrir officiellement la Biennale au Palais des congrès de Chicala, a enchaîné avec une série d’audiences protocolaires. Félix Tshisekedi a été son premier interlocuteur.
Selon un communiqué succinct de la présidence angolaise, les deux présidents ont fait le point sur le partenariat bilatéral entre deux voisins liés par près de 2 500 km de frontière commune. Le contenu détaillé des échanges n’a pas été rendu public.
Gatien D. Kasongo






