Interpellé tôt le matin à son domicile, l’octogénaire avait vu sa résidence, la villa Mwamini située sur l’avenue Hesbaye au quartier Joli-Parc à Ngaliema, encerclée par un important dispositif sécuritaire.
Une perquisition a ensuite été menée par des agents du Conseil national de cyberdéfense (CNC), structure rattachée à la Présidence.
Les circonstances exactes de sa remise en liberté n’ont pas été détaillées et le motif officiel de son interpellation n’a pas été communiqué.
Selon l’entourage et les avocats de Thambwe Mwamba, l’affaire serait liée à l’interpellation, il y a dix jours, de son ancien chargé de mission, devenu fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères.
Ce dernier lui aurait délivré un passeport diplomatique. L’ancien Speaker affirme avoir introduit une demande officielle de renouvellement de ce document de droit auprès de la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner, en sa qualité d’ancien président de la Chambre haute.
L’interpellation de cette figure majeure de la vie politique avait provoqué une onde de choc à Kinshasa.
L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), plusieurs élus et de nombreux internautes ont dénoncé une « provocation abjecte » et réclamé le respect des procédures et des droits de la défense, tandis que le président du Sénat Sama Lukonde évoquait la violation de l’article 107 de la Constitution sur les immunités parlementaires.
Resté au pays après la chute du bureau FCC en 2021 et menant depuis une existence discrète, Alexis Thambwe Mwamba n’avait pas pris le chemin de l’exil comme plusieurs cadres de l’ancienne majorité.
Son arrestation intervient dans un contexte de fortes tensions, marqué ces derniers jours par les interpellations de la sénatrice Carole Agito et de l’activiste Fils Mukoko.
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