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Félix Tshisekedi : « Cette Constitution, je ne l’aime pas »

Le Chef de l’État assume son rejet de la Loi fondamentale, mais dit laisser l’Union sacrée décider de son sort en 2028

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
Félix Tshisekedi : « Cette Constitution, je ne l’aime pas »
Nouvelle sortie de Félix Tshisekedi sur la Loi fondamentale. Samedi à la Cité de l’Union africaine, devant les députés et sénateurs de l’Union sacrée réunis à huis clos, le Chef de l’État a assumé son aversion pour le texte en vigueur tout en renvoyant la suite à sa majorité.
« Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez...Vouloir la changer ou la toucher, c’est votre responsabilité. Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là. Mais sachez que j’ai une mission de mettre le pays sur les rails, d’installer une paix véritable et durable », a-t-il déclaré.
Une formule qui n’est pas une première. Dans le Katanga l’an dernier déjà, le président avait revendiqué sa posture de garant de la Nation, estimant que nul ne pouvait l’empêcher de porter le débat sur la Constitution.
Depuis, le sujet s’est imposé au cœur de l’arène politique et a franchi un cap au Parlement.
Vendredi, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la loi fixant les modalités du référendum, par 346 voix sur 347.
Un texte qui ouvre la possibilité de soumettre toute matière au peuple, y compris le changement de Constitution et même les dispositions réputées intouchables de l’article 220, qui verrouillent le nombre et la durée des mandats présidentiels.
L’opposition, qui a boycotté le vote, y voit l’outil juridique d’un passage en force. Le texte doit encore passer au Sénat.
Pour l’opposition, l’intention est claire : Félix Tshisekedi chercherait à faire sauter le verrou constitutionnel pour se maintenir au-delà de 2028.
Une accusation que le camp présidentiel ne rejette pas sur le fond, à en juger par la posture de certains de ses poids lourds qui l’alimentent ouvertement.
José Mpanda a ainsi estimé que le président Félix Tshisekedi a « une mission et non un mandat », suggérant que son action dépasse le cadre temporel fixé par la Constitution.
Didier Budimbu, lui, a interrogé frontalement la logique même de l’alternance :
« Si le Président Félix Tshisekedi doit quitter le pouvoir, pour le donner à qui - et pour en faire quoi? », une façon de présenter la continuité comme une nécessité politique.
Dans le même registre, Peter Kazadi ou encore Augustin Kabuya ont déjà plaidé ouvertement pour un changement de Constitution qui consacrerait le redémarrage du compteur des mandats pour le président en exercice.
Face à ces lectures croisées, Félix Tshisekedi choisit de se mettre en retrait.
En renvoyant la responsabilité d’une éventuelle initiative à l’Union sacrée, il laisse à ses troupes le soin de porter le débat, tout en conditionnant la suite à leur volonté en 2028.
TOGE

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