Le processus du dialogue national va entrer dans sa phase active.
Lors de sa rencontre avec les députés et sénateurs de l’Union sacrée de la nation, samedi à la Cité de l’Union africaine, Félix Tshisekedi a annoncé que la semaine prochaine, il procédera à la nomination des animateurs chargés de conduire les travaux.
Sont concernés : la coordination nationale, les coordinations provinciales ainsi que les superviseurs dans chaque province.
Les travaux bénéficieront en outre de l’appui de deux co-facilitateurs désignés par l’Union africaine, un homme et une femme, a précisé le chef de l’État.
Cette annonce intervient après une phase de consultations préliminaires.
Sur instruction du président, son directeur de cabinet, Anthony Nkinzo, a mené une série de rencontres avec les confessions religieuses, notamment l’Église catholique (CENCO), l’Église protestante (ECC) et les Églises de réveil, pour harmoniser les vues sur le format et les objectifs du dialogue.
Le format décliné par Félix Tshisekedi dans son discours à la nation du 27 août et dans son ordonnance portant création, organisation et fonctionnement du dialogue national, reste toutefois contesté.
La coalition C-64, principale plateforme de l’opposition, a rejeté le dialogue tel que proposé par Félix Tshisekedi.
L’opposition reproche au pouvoir de vouloir contrôler le processus et exige un dialogue plus inclusif avec la participation des rebelles.
Malgré ce boycott, le Chef de l’État entend poursuivre. Il présente ce dialogue comme un cadre nécessaire pour renforcer la cohésion nationale à l’heure où le pays fait face à la crise sécuritaire dans l’Est.
Gatien D. Kasongo






