Dans le procès Rebo, l’audience du jeudi 23 juillet n’a pas permis d’avancer. Au cœur du blocage : un numéro de téléphone.
Devant le tribunal, les avocats de la partie civile accusent la chanteuse Deborah Mulanga, alias Rebo Tchulo, d’avoir fourni un faux contact. Objectif présumé de cette manœuvre : empêcher la vérification des relevés d’appels.
L’affaire remonte aux violences contre M. Platini, présenté comme un présumé voleur et fouetté par des militaires sur ordre prétendu de la chanteuse.
Pour comprendre comment ces hommes en uniforme ont été appelés sur les lieux, la défense des victimes a demandé les relevés d’appels de Rebo Tchulo.
Problème : le numéro communiqué ne serait pas celui de l’ex-femme d’Innos’B.
Surprise des avocats une fois chez Vodacom : la ligne appartient en réalité à Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, l’avocat de Rebo Tchulo.
Pour la partie civile, il s’agit d’un acte d’obstruction.
« Comment vérifier les échanges si le numéro donné n’est pas le bon ? », s’interrogent-ils. Sans ces données, impossible de remonter la chaîne et d’identifier qui a contacté les militaires.
Rebo Tchulo est poursuivie pour implication présumée dans des actes de justice populaire. La question des communications devient donc centrale pour établir les responsabilités et les complicités.
La justice devra maintenant trancher : s’agit-il d’une erreur, d’une confusion, ou d’une stratégie délibérée pour brouiller les pistes ? La prochaine audience s’annonce décisive pour obtenir les vraies données techniques.
Gatien D. Kasongo





