La Coalition Article 64 monte au créneau. Dans un communiqué publié mercredi, elle a rejeté l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle déclarant conforme à la Constitution la loi portant organisation du référendum.
Pour la C64, cette décision « confirme le complot contre l’ordre constitutionnel et ouvre la voie à la balkanisation de la République ».
La Coalition ne mâche pas ses mots contre les juges constitutionnels.
« La C64 n'attendait rien de constructif d'une Cour constitutionnelle dont les règles de compositions ont été régulièrement corrompues par le régime de Felix Tshisekedi en vue d'avoir une Cour aux ordres, privée de légitimité et dépourvue d'indépendance », écrit-elle.
Elle va plus loin : « Son arrêt est donc nul et non avenu ».
Tout en qualifiant cet arrêt de « scélérat », la Coalition de l'opposition considère qu'il consacre une « rébellion judiciaire de la Cour constitutionnelle contre le peuple souverain ».
La Coalition pointe aussi la méthode. Elle accuse la Cour d’avoir rendu un arrêt au prix de « violations grossières et manifestes de la Constitution ».
Argument : le texte déclaré conforme est « frappé pour plus du quart des articles des réserves d'interprétations ». Ce qui, selon la C64, « jette plus de confusion et de désarroi dans l'opinion publique ».
« Le peuple congolais n'acceptera ni le contournement de la Constitution, ni la personnalisation des institutions, ni le changement de Constitution, ni le troisième mandat », a affirmé la C64.
Mardi, la Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la Constitution la loi relative à l’organisation du référendum, un dossier au cœur des tensions politiques actuelles. L’opposition et plusieurs organisations de la société civile y voient un préalable à une réforme constitutionnelle.
Dans ce climat, la C64 rappelle son ultimatum, fixé au 15 août prochain « pour la suite des actions ».
Objectif affiché : faire pression pour la convocation d’un dialogue national inclusif.
La Coalition a, pour ce faire, invité la population à la vigilance et à se mobiliser pour des actions à venir.
Gatien D. Kasongo






