La coalition d’opposition C64 reprend le pavé. Dans une déclaration publiée samedi, elle annonce la reprise de ses « actions citoyennes de mobilisation » pour dénoncer le projet de révision constitutionnelle attribué au régime de Félix Tshisekedi.
Le renvoi de la loi ne vaut pas retrait
Pour la C64, le renvoi au Parlement de la loi sur le référendum « ne constitue ni le retrait de cette loi ni une renonciation formelle au projet de changement de Constitution ».
À défaut d’une convocation officielle du dialogue national inclusif à l’expiration de l’ultimatum fixé au Président de la République, l’opposition réactive la rue.
Cap sur le 15 septembre
Le 15 septembre 2026, jour de rentrée parlementaire, la C64 organisera « une marche pacifique sur l'ensemble du territoire national ».
À Kinshasa, « plusieurs points de rassemblement seront déterminés pour converger vers le Palais du Peuple », siège du Parlement.
Le mot d’ordre est ferme : « aucune révision, aucun changement de Constitution, aucun référendum, aucun artifice juridique ne peut servir à contourner l'article 220, à neutraliser la portée de l'article 70 ou à ouvrir, sous quelque forme que ce soit, la voie à un troisième mandat de M. Félix Tshisekedi ».
La C64 appelle à une « mobilisation générale » pour barrer la route à toute réforme constitutionnelle et préserver « l’alternance démocratique, la souveraineté nationale et l'intégrité de notre territoire ».
Gatien D. Kasongo






