Le Conseil d’État a renvoyé le dossier au 30 septembre 2026 en raison de l’indisponibilité de plusieurs magistrats, a rapporté l’Agence congolaise de presse (ACP).
« Nous comptons trois cas d’indisponibilité dans la composition. De ce fait, nous allons renvoyer la cause au 30 septembre », a déclaré le juge conseiller Jean-Louis Esambo, président de la composition.
Pour cette audience, le PPRD n’a pas comparu.
Le parti a introduit un recours devant le Conseil d’État pour demander l’annulation de la décision du ministre de l’Intérieur prise en avril 2026. Cette décision porte suspension des activités du PPRD sur l’ensemble du territoire national.
Le 30 septembre, le Conseil d’État devra donc se prononcer sur la légalité de cette mesure qui frappe le parti de l’ancien président Joseph Kabila, accusé d’être le parrain du mouvement rebelle Alliance du fleuve Congo (AFC) qui opère en coalition avec le M23 et contrôle plusieurs zones dans l’Est de la RDC.
Le ministère de l’Intérieur a reproché au PPRD de garder un « silence coupable voire complice » face aux exactions perpétrées par la coalition rebelle AFC-M23, soutenue par le Rwanda selon plusieurs rapports onusiens.
Par la voix de son secrétaire général adjoint, Ferdinand Kambere, le parti de Joseph Kabila avait alors dénoncé « une décision arbitraire fondée sur des rumeurs et des affabulations » pour « cacher l’échec » du régime dans la gestion du conflit armé dans l’Est du pays.
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