La procédure s’accélère pour Denise Mukendi Dusauchoy. Au terme de son audition mercredi devant le ministère public, la cyber-activiste a été placée sous mandat d’arrêt provisoire.
D’après une source judiciaire contactée par DayNewsRDC, la décision a été motivée par deux éléments : l’existence d’indices jugés sérieux à l’issue du premier interrogatoire, et un risque de soustraction à la justice jugé élevé.
Le parquet évoque notamment « plusieurs interventions extérieures » autour du dossier, ajoute-t-elle.
La mesure, régulière, a été prise en exécution d’un mandat décerné par l’autorité judiciaire compétente, précise notre source.
Poursuivie pour ses accointances avérées avec les rebelles de l’AFC-M23 et ses insultes contre les autorités de Kinshasa, proférées notamment sur les réseaux sociaux, faits qualifiés d’infractions au regard du droit congolais, Denise Mukendi Dusauchoy reste à ce stade présumée innocente.
La même source assure que l’ensemble des droits de la défense lui seront garantis jusqu'à un jugement définitif.
Retour sur une arrestation sous haute surveillance
Ce placement sous MAP n’est que l’épilogue d’une opération transfrontalière déclenchée le week-end dernier.
Dimanche soir, Denise Mukendi Dusauchoy a été interpellée à Dar es Salaam par les services tanzaniens.
L’information, confirmée dans la nuit du lundi au mardi par le ministre d’État en charge de la Justice, précise que l’arrestation a eu lieu en vertu d’un mandat d’arrêt congolais activé via les canaux de coopération judiciaire internationale.
Elle a ensuite été transférée à Kinshasa par un vol spécial affrété pour l’occasion, avant d’être mise à disposition du parquet.
Kinshasa inscrit ce coup de filet dans une démarche plus large entamée depuis fin 2025.
Pour Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement, cette opération est « la première d’une longue liste » et doit servir « d’exemple » pour « celles et ceux qui, à travers les réseaux sociaux, excellent dans les insultes, la calomnie et des attaques personnelles ».
Dans son communiqué, le ministre Guillaume Ngefa a salué l’efficacité de la coopération avec Dodoma, tout en rappelant le principe cardinal : à ce stade, l’arrestation n’est qu’un acte de procédure.
Gatien D. Kasongo






