Le dénouement se fait attendre. Reprogrammé pour lundi, le verdict dans le procès qui oppose le ministère public à l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et à Chançard Bolukola a encore été repoussé.
Il devrait tomber ce mercredi devant la Cour de cassation, soit sept jours après la date initialement fixée au 2 septembre.
L’information est rapportée ce mardi par l’Agence congolaise de presse (ACP), qui cite la cellule de communication de cette juridiction. C’est le deuxième report consécutif.
De report en report
Au terme des plaidoiries, le juge Jean Ubulu, président de la composition, avait annoncé le 2 septembre comme date du délibéré.
Arrivé ce jour-là, un greffier a annoncé à la presse que la Cour prorogeait le délai de cinq jours pour « mûrir la décision ». Le verdict a alors été repoussé au lundi 8 septembre.
Hier lundi, pas de prononcé. La Cour renvoie à nouveau. Cette fois pour ce mercredi 9 septembre.
15 ans requis
Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, et Chançard Bolukola, ex-coordonnateur intérimaire du Fonds d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), sont poursuivis pour détournement présumé de plus de 20 millions de dollars.
Le FRIVAO gère les réparations versées par l’Ouganda après sa condamnation par la Cour internationale de justice, notamment pour les victimes de la guerre des Six jours à Kisangani.
Le ministère public a été sans pitié. Le premier avocat général a requis 15 ans de travaux forcés contre chacun des deux prévenus. Il accuse Mutamba d’être l’auteur direct du détournement et Bolukola d’avoir été sa « marionnette ».
La défense conteste et a plaidé l’acquittement. Constant Mutamba, lui, avait claqué la porte de l’audience du 27 juillet, dénonçant des « fausses mentions » et contestant la compétence de la Cour de cassation, invoquant l’article 153 de la Constitution.
Le verdict de ce mercredi devra dire si les faits sont établis.
TOGE






