Interpellée dimanche à Dar-es-Salaam en Tanzanie, Denise Mukendi Dusauchoy, connue pour ses critiques virulentes et ses insultes contre le régime Tshisekedi et ses bonzes, a été rapatriée lundi à Kinshasa peu après 23h30.
Elle devrait être présentée à un magistrat dès ce mardi, selon des sources judiciaires.
Jusqu’ici silencieux, le ministère de la Justice a officialisé l’opération dans un communiqué publié dans les premières heures de ce mardi.
Le Garde des Sceaux confirme que l’arrestation a été exécutée par les autorités tanzaniennes sur mandat d’arrêt congolais, dans le cadre de la coopération judiciaire internationale.
Pourquoi Dusauchoy était-elle recherchée ?
Ce n’est pas une affaire nouvelle. Le dossier remonte à 2025. Le Procureur général près la Cour de cassation avait déjà saisi la Belgique via trois commissions rogatoires internationales visant Denise Mukendi et d’autres personnes, dans le cadre d’instructions ouvertes à Kinshasa/Gombe, détaille le ministère de la Justice.
Selon les informations de DayNews RDC, plusieurs chefs d’accusation liés à ses sorties sur les réseaux sociaux sont retenus contre la « Générale déchue de l’armée numérique » : propagation de discours de haine à caractère tribal et ethnique, outrages et diffamation publique.
Des faits au cœur de dossiers pénaux médiatisés pour lesquels des mandats d’arrêt internationaux avaient été émis.
Kinshasa salue la « collaboration diligente » de la Tanzanie et assure vouloir renforcer la lutte contre l’impunité. Le ministère rappelle toutefois le principe : à ce stade, il s’agit d’un acte de procédure. La présomption d’innocence demeure.
Gatien D. Kasongo






