Deux ressortissants congolais, identifiés comme Mukendi Tshibindi et Tombisa Ngangu, sont poursuivis devant le tribunal de première instance de Durban, en marge du 46e Sommet ordinaire de la SADC qui s’est tenu au Durban International Convention Centre (Durban ICC).
Selon l’acte d’accusation consulté par la presse sud-africaine, ils sont poursuivis pour fraude, usurpation d’identité, intrusion dans une zone sécurisée et violation du SAPS Act, après avoir accédé à une zone restreinte en utilisant, selon l’accusation, l’accréditation d’une tierce personne.
Le tribunal a renvoyé l’affaire au 24 août 2026 pour permettre la vérification de leur identité et de leur statut de résidence. Le parquet a indiqué qu’il s’opposerait à une remise en liberté sous caution le temps de l’enquête.
De son côté, la défense a soulevé des allégations d’agression policière lors de l’interpellation, des faits qui devront être examinés dans la suite de la procédure.
Kinshasa parle d’une confusion
À Kinshasa, une autre version est avancée. Selon le journaliste Stanys Bujakera, qui cite une source officielle au ministère de la Défense nationale et Anciens combattants, les deux personnes interpellées sont deux membres du ministère qui accompagnaient officiellement le VPM Guy Mwadiamvita au sommet.
« Malgré leur ordre de mission, leur carte de service et leur passeport de service, une confusion sur les badges d’accès à la salle du sommet, placée sous haute sécurité en raison de la présence de plusieurs Chefs d’État, serait à l’origine de leur interpellation », explique cette source.
Toujours selon la même source, le VPM et la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, présents à Durban, ont confirmé sur place la régularité de leur présence et l’ensemble des pièces justificatives a été transmis à la justice sud-africaine.
Kinshasa indique suivre le dossier « de près avec ses avocats ».
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