Après l’audience de mercredi consacrée aux plaidoiries, le juge Jean Ubulu, président de la composition, a annoncé que le verdict dans le procès FRIVAO sera rendu le mercredi 2 septembre 2026.
Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, et Chançard Bolukola, ex-coordonnateur a.i du FRIVAO, sont poursuivis pour détournements présumés de plus de 20 millions de dollars de cet établissement public chargé d’indemniser les victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC.
Un procès sous haute tension
L’affaire avait basculé le 27 juillet quand Constant Mutamba avait claqué la porte, dénonçant des « fausses mentions » dans sa citation et contestant la compétence de la Cour.
Il avait invoqué l’article 153 de la Constitution. En tant qu’ex-ministre, il ne serait plus justiciable de la cassation et se dit privé du double degré de juridiction.
Malgré ce coup d’éclat et sa formule choc : « je boirai la ciguë comme Socrate », la Cour avait poursuivi sans lui, avant d’entendre, mercredi, les plaidoiries.
Le parquet général a requis 15 ans de travaux forcés contre les deux prévenus. Le premier avocat général Meli Meli accuse Mutamba d’être l’auteur direct du détournement et Bolukola d’avoir été sa « marionnette ».
Absent à l’audience consacrée aux plaidoiries, Constant Mutamba n’a pas comparu, ni lui, ni ses avocats.
Pourtant, depuis son lit d’hôpital au Centre médical Harmonie, il avait été régulièrement saisi par une citation à comparaître notifiée le 6 août, a révélé le président de la composition, le juge Jean Ubulu.
Mais, il « s’était réservé de signer », a-t-il indiqué.
Pour avoir « levé son pied du prétoire », il n’y aura pas de jugement par défaut, le dossier étant « en état », a conclu le juge avant de prendre l’affaire en délibéré.
Gatien D. Kasongo






