Attendu ce jeudi, le verdict du procès de la chanteuse Deborah Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, n’a pas été prononcé.
L’audience a été suspendue en raison de l’absence d’un juge membre de la composition.
« La prochaine audience a été renvoyée à la huitaine, soit le 27 août », a annoncé le capitaine Guy Kwesh, juge président.
Il a justifié cette décision par le principe de l’immuabilité de la composition.
« Il est de loi que les juges ayant participé à l’instruction de l’affaire sont ceux-là qui devront participer à l’audience de la décision à intervenir. Faute de le faire, cette décision sera entachée d’annulation », a expliqué le capitaine Guy Kwesh, relatant que la composition a attendu en vain le juge absent ou son suppléant jusqu’à l'heure limite pour siéger.
La prévenue Rebo Tchulo et la partie civile Platini Sadisa ont également été absentes. Les deux ont été représentées par leurs conseils.
Que reproche-t-on à Rebo Tchulo ?
La chanteuse Rebo Tchulo est poursuivie pour incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
La chanteuse risque 14 mois de servitude pénale principale, peine requise par le ministère public lors de son réquisitoire.
L’affaire remonte à une vidéo virale sur les réseaux sociaux montrant un jeune homme fouetté par des militaires, alors que l’artiste se trouvait sur une véranda.
La partie civile, Platini Sadisa, réclame 250 000 dollars de dommages et intérêts.
De son côté, Rebo Tchulo clame son innocence et conteste tout lien avec les faits ou les militaires impliqués.
Gatien D. Kasongo






