La Coalition Article 64 dit non dialogue national convoqué jeudi par le Président Félix Tshisekedi.
Dans un communiqué ce vendredi, la plateforme de l’opposition rejette avec force ce qu’elle qualifie de « prétendues consultations » en lieu et place du dialogue national inclusif.
« Le peuple congolais n’est pas dupe ! Ces énièmes consultations ne répondent ni à l’urgence de la guerre, ni à l’insécurité, ni aux crises sanitaires, ni à la détresse sociale », soutient la coalition dans ce communiqué porté par tous les leaders, notamment Fayulu, Sessanga, Kabund, Matata et Katumbi.
Pour la coalition, derrière ces « prétendus états généraux » se cacheraient des manœuvres visant un changement de Constitution pour ouvrir la voie à un troisième mandat et, selon elle, à la balkanisation du pays.
La C64 dénonce un pouvoir « cyniquement préoccupé par un seul projet : comment se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles », alors que le pays fait face à la guerre dans l’Est et à la dégradation des conditions de vie.
La plateforme estime que le Président Tshisekedi serait « prêt à consolider la balkanisation du pays pour son maintien au pouvoir, au-delà de la fin de son mandat fixée dans 754 jours ».
« Le Congo n’appartient pas à M. Félix Tshisekedi. La République ne sera pas sacrifiée pour un troisième mandat après 2028 », tranche la C64.
Pour barrer la route à ce projet, la coalition réaffirme son appel au peuple congolais à une marche nationale le 15 septembre 2026 contre le changement de Constitution.
Gatien D. Kasongo






