Dans une lettre adressée au Conseiller privé du Chef de l’État, Mandungu Bula, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo dénonce une manœuvre visant à lui arracher son parti.
« Je suis régulièrement au courant de tout ce que vous faites pour me nuire et m’arracher mon parti politique AFDC pour lequel j’ai beaucoup souffert », écrit le président honoraire du Sénat.
Bahati rappelle les sacrifices consentis pour bâtir sa formation politique : « intellectuels, logistiques, matériels et financiers ».
Et de souligner : « Même si aujourd’hui on ne tient plus compte de l’apport de chaque parti politique, l’opinion retiendra que l’UDPS est à Tshisekedi, le MLC à Bemba, l’UNC à Kamerhe, l’AFDC à Bahati... »
Visant directement les frondeurs de son parti, il lance : « Aidez plutôt les frondeurs Otto Bahizi, Munyomo et consorts à créer leur propre parti politique car 4 individus déjà exclus conformément aux textes, ne peuvent s’accaparer d’un patrimoine de 450 fondateurs ».
Le ton se veut ferme et personnel :
« Je résisterai jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour défendre mes droits et notre propriété ».
Dans sa lettre, Bahati Lukwebo exprime aussi sa déception sur un plan personnel, évoquant les liens qu’il entretenait avec le père du conseiller :
« Je ne pouvais pas m’imaginer que des bonnes relations que j’entretenais avec votre feu père, un de ses descendants y grefferait un hiatus ».
Contacté, l’entourage du conseiller privé Mandungu n’a pas encore réagi. Ce nouvel épisode intervient alors que le dossier AFDC est pendant devant la justice et que le ministère de l’Intérieur n’a toujours pas tranché sur la double direction qui divise le parti.
TOGE






