Le dossier Moïse Katumbi revient sur la table judiciaire. Le Parquet général près la Cour de cassation a sollicité la fixation d’une audience dans l’affaire opposant le président d’Ensemble pour la République à Raphaël Katebe Katoto, a révélé ce dimanche le journaliste Stanys Bujakera.
Poursuivi pour des faits qui se seraient produits à Lubumbashi et à Kinshasa, Katumbi est visé par une plainte pour spoliation de biens. Le plaignant n’est autre que Raphaël Katebe Katoto, son demi-frère, favorable au régime de Félix Tshisekedi.
Selon l’acte d’accusation, Katebe Katoto reproche à Katumbi de lui avoir ravi plusieurs propriétés : les résidences de Mulonde, Lofoi n°22 et Kashobwe, ainsi que les fermes Futuka et Munguzi.
Une affaire qui, d’après le camp Katebe, est purement juridique et remonte à 2024.
La défense de Katumbi dénonce une manœuvre politique
Du côté de Katumbi, on ne croit pas à la thèse du simple litige familial.
On y dénonce un « acharnement politique » orchestré par le régime Tshisekedi, qui passerait par Raphaël Katebe Katoto.
« Il a déjà été utilisé par le camp Kabila pour tenter de le déstabiliser par le passé », affirme l’entourage de l’opposant, y voyant une tentative de l’écarter définitivement de la scène politique.
L’affaire intervient dans un contexte de forte tension entre le pouvoir et l’opposant, en exil depuis des mois, qui a rejeté le dialogue convoqué par Félix Tshisekedi, dénonçant notamment son caractère exclusif.
Gatien D. Kasongo






