C’est un véritable plébiscite interne. À la Congolaise des voies maritimes (CVM), la page Kawanda semble définitivement tournée.
Alors que le Conseil d’État a déclaré, mercredi, irrecevable le recours de l’ex-Directrice générale Jeanne Blandine Kawanda contre sa suspension, les travailleurs ont choisi de sceller l’avenir de l’entreprise.
En assemblée générale, la Délégation syndicale nationale a exigé la confirmation pure et simple de Sele Yemba Selemani, actuellement Directeur général a.i., à la tête de cette société stratégique de l’État.
« Paix sociale retrouvée »
Pour les syndicalistes, le débat est clos sur le terrain social. Fini les turbulences nées de l’affaire des marchés publics qui avait coûté son poste à l’ancienne DG. Le nouveau management aurait ramené la sérénité.
« L’avènement de Monsieur le Directeur général a.i. Sele Yemba a apporté non seulement un nouveau souffle à la CVM, mais aussi la paix sociale tant recherchée », affirme la Délégation dans une déclaration dont DayNewsRDC a obtenu copie.
Et de tordre le cou aux rumeurs d’impayés : « La paie des salaires est toujours régulière et s’opère en temps réel dans le mois, je le répète ».
Mieux, les primes sont payées et les frais scolaires 2026-2027 sont en cours de décaissement pour tous les agents, selon cette déclaration.
« En bon élève de la vision du Président Tshisekedi, il a fait du renouvellement de l’outil de travail et de l’amélioration des conditions de vie son cheval de bataille », soutient le syndicat.
Une mise en garde est lancée aux « officines obscures » qui tenteraient de déstabiliser l’entreprise : la Délégation promet de traduire en justice les « propagateurs de faux bruits ».
Avec le rejet définitif du recours de Kawanda et l’ouverture d’une enquête judiciaire annoncée par le ministère du Portefeuille, la voie est libre pour la nomination d’un DG titulaire. Pour la base, le choix est déjà fait : Sele Yemba.
Gatien D. Kasongo






