Une nouvelle faille sécuritaire à la prison centrale de Kangbayi. Douze détenus se sont évadés dans la nuit du 10 au 11 octobre. Onze sont toujours en fuite.
L’alerte a été donnée samedi matin. Mais à l’arrivée des forces de sécurité, les cellules étaient déjà vides.
D’après l’administration pénitentiaire, l’évasion a été minutieusement préparée. Les détenus ont découpé, à l’aide de lames de scie, les grilles de protection d’une toilette. Ils ont ensuite utilisé une corde artisanale, faite de draps et de couvertures, pour escalader le mur d’enceinte.
Parmi les fugitifs, quatre ressortissants ougandais condamnés pour un braquage bancaire commis à Beni, et huit Congolais. Les mêmes, selon des sources internes, avaient déjà tenté une évasion il y a six mois.
Un seul évadé a pu être récupéré, non par les forces de l’ordre, mais grâce à l’intervention de jeunes du quartier Kangbayi qui l’ont remis à la police.
Pour les autorités, cette évasion illustre deux faiblesses connues : le sous-effectif des policiers commis à la garde et la surpopulation extrême. Kangbayi, prévue pour 250 pensionnaires, en abrite 2 286 à ce jour, dont 89 femmes.
Une enquête a été ouverte. Les recherches se poursuivent pour retrouver les fugitifs.
TOGE






