L’action avait été annoncée par l’Intersyndicale de l’administration publique urbaine pour dénoncer la précarité devenue insoutenable des agents payés par l’Hôtel de ville. Et les chiffres alignés par le syndicat donnent le vertige.
Si l’administration centrale, les divisions et plusieurs services spécialisés cumulent déjà au moins quatorze mois sans salaire, la situation est encore plus dramatique pour les régies.
Elles totalisent vingt mois d’impayés, soit près de deux années passées à travailler sans rien percevoir. Le cabinet politique n’est pas épargné avec quinze mois d’arriérés.
« Certaines catégories, notamment l’administration, les divisions et les services concernés, totalisent au moins quatorze mois d’arriérés de salaire, tandis que les régies en comptent vingt mois et le cabinet politique quinze mois. Tous ces agents, payés par l’Hôtel de ville, ont passé plusieurs mois sans être rémunérés », a déclaré sur place David Luyeye, président de l’Intersyndicale de l’administration publique urbaine.
Devant l’Assemblée provinciale de Kinshasa, les manifestants disent être venus interpeller directement les élus de la ville sur la gestion des finances urbaines et exiger un calendrier clair d’apurement.
Gatien D. Kasongo






