Kinshasa s’est réveillée sous une épaisse fumée à Bandalungwa. Dans la nuit de jeudi à ce vendredi, un violent incendie a ravagé un immeuble commercial abritant deux établissements bien connus des Kinois : le MetroBar et le Pigeon Vert, ainsi que plusieurs boutiques adjacentes.
Le sinistre, d’une rare violence, a tout emporté sur son passage.
Un feu parti d’un réchaud, des secours pointés du doigt
D’après des témoins, l’origine serait accidentelle.
Une fuite ou une mauvaise manipulation d’un réchaud à gaz au niveau du MetroBar aurait déclenché les premières flammes, avant de se propager aux établissements voisins, dont le Pigeon Vert.
C’est surtout la gestion des secours qui choque les riverains. Présent depuis le début, un témoin raconte avec amertume :
« Le feu est parti du MetroBar avant d’atteindre le Pigeon Vert. Quand nous avons constaté l’incendie, nous avons tout de suite appelé la police anti-incendie. Il était 3 ou 4 heures du matin. À cette heure-là, il n’y a pas d’embouteillages, la route est dégagée. Les deux premiers camions sont arrivés très en retard et n’ont pas pu maîtriser les flammes. Nous en sommes déjà au cinquième camion sans parvenir à stopper le sinistre », a-t-il confié à Actu30 peu avant 8h00.
Sur le moment, la priorité a été de sauver des vies :
« Dès que le feu a été remarqué, les agents de sécurité ont fait évacuer les lieux », a rapporté un autre témoin.
Trop tard, cependant, pour les commerces.
« Tout est calciné. Il ne reste rien », souffle un commerçant sinistré.
Un ingénieur du Pigeon Vert parmi les victimes
Le bilan, encore provisoire, est lourd. Une personne a perdu la vie.
Selon les témoins interrogés, il s’agirait d’un ingénieur travaillant pour le Pigeon Vert, non autrement identifié. Les circonstances exactes de son décès restent à éclaircir.
Les autorités sont attendues pour ouvrir une enquête afin de déterminer les causes exactes du sinistre et d’établir un bilan définitif.
À Bandalungwa, ce drame relance le débat sur la mission de contrôle annoncée par le VPM Jacquemain Shabani et l’Hôtel de ville de Kinshasa dans les lieux accueillant du public : restaurants, salles des fêtes, boîtes de nuit, églises... Tous sont visés.
Cette mission avait été diligentée après l’incendie de la salle des fêtes Panacée à Lingwala, qui avait fait une dizaine de morts en pleine célébration de mariage.
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