Kinshasa risque de tourner au ralenti. La Corporation des associations des chauffeurs de Kinshasa annonce un arrêt de travail de deux jours, du lundi 19 au mardi 20 octobre 2026, sur toute la capitale.
Dans une lettre adressée au gouverneur Daniel Bumba, les chauffeurs disent ne plus supporter le flou qui entoure la taxe de stationnement imposée depuis 2020.
Au cœur de la colère, il y a ces 500 FC exigés chaque jour, y compris aux motards, sans contrepartie visible.
« Les chauffeurs demandent où est passé cet argent », dénonce Erick Manianga, président de Mopila ASBL, qui rappelle que le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, avait lui-même accusé ses prédécesseurs de ne pas avoir reversé les recettes dans les caisses de l’État.
Malgré six ans de perception, les chauffeurs assurent ne disposer d’aucun parking aménagé, une situation qui alimente selon eux les embouteillages quotidiens.
« Pas de parking, pas d’arrêt, cela crée des embouteillages à travers la ville », déplore le même responsable.
Au-delà de la taxe, ils réclament la révision de la grille tarifaire officielle qu’ils jugent inadaptée aux réalités économiques actuelles, l’achèvement des parkings modernes promis, ainsi que des mesures concrètes pour désengorger la circulation.
Ils demandent également la réglementation des versements journaliers imposés par les propriétaires de véhicules et une amélioration des conditions de travail des chauffeurs VTC, dont les tarifs et les commissions sont de plus en plus contestés.
Pour l’heure, la Corporation conditionne la levée du mouvement à l’ouverture d’un dialogue direct avec l’Hôtel de Ville.
TOGE






