Par note circulaire du 15 octobre 2026, le Directeur de Cabinet du Président de la République, Anthony Nkinzo Kamole, interdit à l’ensemble des membres du Cabinet, jusqu’à nouvel ordre, tout contact direct ou indirect avec l’Ambassade du Royaume de Belgique en République Démocratique du Congo, ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.
La note, dont copie est adressée au Président de la République et au Secrétaire général à la Présidence, vise les Directeurs de cabinet adjoints, Conseillers spéciaux, Coordonnateurs des Services spécialisés, Conseillers principaux et Conseillers, Responsables des Services personnels et de l’Office privé du Chef de l’État, ainsi que tous les autres membres du Cabinet.
Selon le document authentifié ce jeudi, tout manquement exposera son auteur à des sanctions administratives et disciplinaires.
En cas de nécessité dûment justifiée, toute démarche ou communication devra être autorisée et emprunter exclusivement le canal officiel du ministère des Affaires étrangères, conformément aux usages diplomatiques.
Cette décision intervient dans un contexte judiciaire particulier.
Des perquisitions ont été menées mardi en Belgique dans le cadre de la plainte déposée par un collectif de plaignants congolais auprès du parquet fédéral belge.
Une plainte qui vise, selon ses initiateurs, la captation illicite des ressources du peuple congolais.
Au lendemain de ces actes, le collectif a réagi depuis Bruxelles, dans un communiqué publié jeudi. Il salue des perquisitions qu’il qualifie d’étape « très importante pour la manifestation de la vérité » et de signal fort contre l’impunité.
Il souligne toutefois que ces actes ne portent atteinte ni à la présomption d’innocence des personnes visées ni au secret de l’instruction.
TOGE






