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Grands Lacs : Lewis Hamilton appelle à « libérer le Congo » et interpelle le monde après l’annonce du GP du Rwanda

Présenté comme l’un des artisans du retour de la F1 en Afrique, le septuple champion du monde a appelé à « libérer le Congo », au même titre que la Syrie, le Soudan et la Palestine

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
Grands Lacs : Lewis Hamilton appelle à « libérer le Congo » et interpelle le monde après l’annonce du GP du Rwanda
Lewis Hamilton, le septuple champion du monde F1 avec Ferrari
L’annonce du grand retour de la Formule 1 en Afrique avec un Grand Prix au Rwanda n’a pas fait que des heureux. Et c’est celui qui dit s’être toujours battu pour ce retour qui le rappelle.
Ce jeudi à Austin, en marge du Grand Prix des États-Unis, Lewis Hamilton a salué l’accord de dix ans signé entre la F1 et Kigali pour une course à Bugesera à partir du début des années 2030, la première sur le continent depuis Kyalami en 1993.
Un rêve pour le septuple champion du monde, qui milite depuis des années pour ce retour.
Mais le pilote Ferrari, seul pilote noir du plateau, n’a pas occulté le contexte.
« Bien sûr, ce n’est pas à moi de choisir où nous allons et, naturellement, il y a des problèmes partout dans le monde aujourd’hui. J’ai vu beaucoup de ces informations, mais je pense que nous devons vraiment aborder cela avec humilité », a-t-il déclaré.
Interpellé sur les critiques visant Kigali, accusé par la RDC, les États-Unis et les experts de l’ONU de soutenir la rébellion du M23 dans l’Est de la RDC, Hamilton a appelé à ne pas fermer les yeux.
« Aller là-bas ne signifie pas que vous négligez les choses qui se passent là-bas. J’espère que beaucoup de gens vont commencer à s’informer un peu plus sur ce qui se passe là-bas et ce qui s’est passé là-bas depuis des centaines d’années », a-t-il insisté.
Pour lui, les maux actuels de l’Afrique « restent les conséquences du colonialisme et de l’intervention de l’Occident ».
Et le Britannique a conclu sa prise de parole par un message qui résonne fortement à Kinshasa :
« I think we need to make sure we're pushing to free Congo, free Sudan, free Syria, free Palestine ».
Soit, en français :
« Nous devons nous assurer de pousser pour libérer le Congo, le Soudan, la Syrie, la Palestine ».
Une déclaration qui rejoint la position congolaise : l’organisation d’un Grand Prix ne peut servir à polir l’image d’un pays et de son dirigeant tout en occultant son rôle dans l’agression que subit l’Est de la RDC.
Hamilton l’a dit lui-même : l’Afrique mérite son Grand Prix car « c’est plus que juste un pays, c’est le continent lui-même », mais ce retour doit s’accompagner d’une prise de conscience, pas d’un oubli.
À Kinshasa, où la tenue d’un GP au Rwanda est perçue par une partie de l’opinion comme une tentative de « sportswashing », ces mots du champion le plus titré de l’histoire de la F1 sont vus comme un rappel essentiel : on ne peut pas célébrer l’Afrique en ignorant le sort des Congolais.
Gatien D. Kasongo

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