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Loi sur le référendum : l’Opposition claque la porte et dénonce « une loi d’un seul camp »

« Cette loi sera celle d’un seul camp » : l’opposition vide l’hémicycle et refuse de voter la loi sur le référendum, dénonçant un passage en force qui ferme la porte au dialogue inclusif

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
Loi sur le référendum : l’Opposition claque la porte et dénonce « une loi d’un seul camp »
Christian Mwando Nsimba, président du groupe parlementaire Ensemble à l’Assemblée nationale
L’examen de la loi sur le référendum a tourné court pour l’opposition.
Ce vendredi, le groupe parlementaire Ensemble, seul groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, a quitté l’hémicycle avant le vote.
Dans une motion d’ordre lue en plénière, son président Christian Mwando Nsimba a dénoncé un « passage en force ».
« Le passage en force de cette loi en seconde lecture, sans la participation de l’opposition à tous les niveaux, sera considéré comme une fermeture brutale de la porte du dialogue. Cette loi sera donc uniquement celle d’un camp. Celle de l’Union Sacrée de la Nation », a-t-il déclaré.

Le Dialogue Inclusif comme argument

Pour justifier son retrait, l’opposition invoque le contexte sécuritaire et politique. 
Dans sa motion, Christian Mwando rappelle « le climat de guerre, avec la recrudescence des violences à l’Est du pays » et estime que « tous les Congolais patriotes, épris de paix et de justice, appellent de tous leurs vœux à la cohésion nationale ».
Une cohésion qui, selon lui, « passera par le Dialogue Inclusif attendu par tous, déjà annoncé par le Président de la République, et dont les contours sont encore en négociation ».
Dans ce contexte, « il serait sage d’éviter de remettre sur la table à cet instant, ce sujet qui nous divise profondément », plaide-t-il, en demandant de « remettre cette question dans un calendrier qui pourrait laisser la chance à un dialogue apaisé, et ouvert à tous les sujets qui nous divisent ».

Une majorité monocolore pour le vote

Tirant les conséquences de ce qu’il qualifie de passage en force, le groupe Ensemble a laissé la majorité de l’Union Sacrée siéger seule.
Résultat : sur 347 députés présents, 346 ont voté pour le texte porté par Paul-Gaspard Ngondankoy, qui remplace la loi obsolète de juin 2005. Un seul s’est abstenu.
Le texte, qui prévoit que même les matières verrouillées par l’article 220 de la Constitution - dont le nombre et la durée des mandats présidentiels - puissent être soumises au peuple par référendum, doit encore passer en seconde lecture au Sénat avant promulgation.
Pour l’opposition, le symbole est déjà là : une loi référendaire adoptée sans elle.
TOGE

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