L’opposant Prince Epenge a été placé ce mardi sous mandat d’arrêt provisoire par le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.
L’information a été confirmée par ses avocats. Le président de l’ADD Congo avait été transféré la veille au parquet, après deux jours passés dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense.
Il est poursuivi pour « propagation de faux bruits ».
À l’origine de ce grief : les propos d’Epenge qualifiant la mort de son chargé de sécurité, survenue lors de la marche de l’opposition du 15 septembre, d’assassinat alors que les enquêtes sont en cours.
Auditionné depuis lundi
Selon son entourage, Prince Epenge a été auditionné une première fois lundi, jour de son transfert au parquet. L’instruction s’est poursuivie ce mardi avant que le procureur ne décide de le placer sous MAP.
L’opposant avait été interpellé dimanche à l’aéroport international de N’djili, alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Rome pour le conclave de la coalition C-64.
Après confiscation de son passeport par la DGM, il avait été conduit au Conseil national de cyberdéfense, à la Gombe, où il a passé deux jours.
Le dossier Lomboto
Au cœur du dossier, la mort de Manassé Lomboto, militant et responsable de la sécurité de l’ADD Congo, décédé après la marche de la C-64 du 15 septembre à Kinshasa.
L’opposition présente ce décès comme un assassinat attribué à la Force du progrès de l’UDPS.
Une version contestée par le pouvoir, qui évoque une enquête en cours et reproche à Prince Epenge d’avoir diffusé de « faux bruits ».
L’autopsie annoncée par le parquet n’a toujours pas été réalisée.
TOGE






