Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a marqué sa présence à la cérémonie d’ouverture du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, tenue ce mercredi à Moscou.
L’événement a réuni 48 délégations africaines, dont une vingtaine de Chefs d’État et de gouvernement, ainsi que plus de 2 000 participants.
C’est le troisième rendez-vous du genre après Sotchi en 2019 et Saint-Pétersbourg en 2023. Il est co-présidé par le Président russe Vladimir Poutine et le Président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine.
À la tribune d’ouverture, au complexe Gostiny Dvor, à deux pas de la Place Rouge, Vladimir Poutine a donné le ton : un partenariat avec l’Afrique fondé sur « la parité, l’amitié et le soutien », tout en fustigeant le modèle occidental qu’il qualifie de néocolonial.
Un narratif souverainiste qui trouve un écho auprès de plusieurs capitales africaines.
Dans la même veine, le Président Ndayishimiye a insisté sur la nécessité de valoriser les ressources du continent au profit de ses populations :
« Les ressources naturelles de l’Afrique doivent bénéficier aux populations africaines et à leurs générations futures », a-t-il déclaré.
Pour le Chef de l’État congolais, la présence au Sommet Russie-Afrique revêt une dimension particulière.
Alors que Kinshasa vient de saluer les nouvelles sanctions américaines visant le ministère rwandais de la Défense, accusé de soutenir le M23, et que Kigali n’est représenté à Moscou que par son Premier ministre Justin Nsengiyumva, Félix-Antoine Tshisekedi entend porter la voix de la RDC sur la question de la paix et de l’intégrité territoriale.
Les travaux portent notamment sur le commerce, les investissements, l’énergie, les infrastructures, la sécurité alimentaire, la santé et les nouvelles technologies.
L’objectif affiché : renforcer la coopération russo-africaine, avec un plan d’action 2027-2029 en préparation et un volume d’échanges que Moscou veut porter au-delà de 50 milliards de dollars.
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi prendra la parole ce jeudi, lors de la deuxième journée du Sommet, pour présenter sa vision de la coopération entre la Russie et l’Afrique.
Une intervention très attendue, où il devrait plaider pour un partenariat qui respecte la souveraineté des États et mette les ressources africaines au service du développement et de la stabilité du continent.
Gatien D. Kasongo






