Dans un communiqué signé à Kinshasa par le Général-Major Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée, les Forces armées de la République démocratique du Congo appellent « tous les jeunes congolais martyrisés et pris en otage » par l’armée rwandaise et ses supplétifs à quitter leurs rangs.
Le document vise nommément l’AFC-M23 « newlook rebaptisé FRN », présenté comme une force supplétive de Kigali, ainsi que les éléments des Forces de défense et de sécurité capturés lors de la chute de Goma et de Bukavu et « encore sous le joug de ces terroristes ».
Le ton est d’une fermeté inhabituelle. L’état-major estime qu’« aucune promesse faite par ces vendeurs de vent ne sera tenue ».
Il accuse les encadreurs d’avoir transformé les jeunes enrôlés en « chairs à canon » et en « esclaves dans leur propre pays », utilisés comme « marchepied pour les Rwandais ».
Le communiqué dénonce l’instrumentalisation des recrues « pour tuer et massacrer vos propres frères et sœurs, piller les ressources de votre pays, au détriment de vos propres intérêts ».
Au-delà de la dénonciation, l’armée veut transformer la souffrance endurée en levier de rupture.
Elle appelle les concernés à « se désolidariser de cette bande de criminels », à « fuir leurs rangs » et à « se rendre auprès des Forces de défense et de sécurité ».
Le texte fait appel au sursaut patriotique:
« C’est un grand sacrilège et un déshonneur pour un Congolais d’être sous les bottes de l’armée rwandaise, de trahir le Congo, et de tourner le canon vers la Mère-Patrie et vers sa population. La République et les générations futures ne vous le pardonneront jamais ».
L’état-major fixe la conduite à tenir :
« À la moindre occasion, tournez le canon contre l’agresseur et quittez ses rangs pour rejoindre les FARDC avec vos armes ».
Il promet un accueil et un traitement dignes : « Ne craignez rien, vous serez bien accueillis et bien traités par votre armée ».
Et de conclure :
« Vous avez tout à gagner en regagnant le camp de la Patrie et tout à perdre aux côtés des Rwandais et des traîtres congolais ».
Gatien D. Kasongo






