L’opposant Prince Epenge, placé mardi sous mandat d’arrêt provisoire par le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe, n’a pas été entendu ce mercredi comme prévu.
Ni lui, ni ses avocats n’ont pu rencontrer le magistrat instructeur, a indiqué son collectif de défense.
Dans la foulée, ses conseils ont introduit une demande de mise en liberté provisoire.
L’homme, président de l’ADD Congo, reste donc en détention provisoire. Selon son entourage, il pourrait être transféré dès ce jeudi à la prison centrale de Makala.
Poursuivi pour « propagation de faux bruits », Prince Epenge avait été interpellé dimanche à l’aéroport international de N’djili alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Rome, pour le conclave de la coalition C-64.
Après confiscation de son passeport par la DGM, il avait passé deux jours dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC), à la Gombe, avant son transfert lundi au parquet.
Auditionné depuis le même lundi, il a été placé sous MAP mardi.
À l’origine des poursuites : ses propos sur la mort de son chargé de sécurité, Manassé Lomboto, décédé après la marche de l’opposition du 15 septembre.
L’opposant a qualifié le décès d’assassinat, attribué selon la C-64 à la Force du progrès de l’UDPS.
Le pouvoir conteste et lui reproche de diffuser de « faux bruits » alors qu’une enquête est en cours.
Une enquête qui piétine : l’autopsie annoncée par le parquet n’a toujours pas été réalisée.
Gatien D. Kasongo






