La MONUSCO a annoncé avoir rapatrié 120 membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leurs personnes à charge vers le pays de Mille collines.
La Mission onusienne a fait cette annonce jeudi sur X, précisant que les personnes rapatriées ont été transférées au centre de la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC) à Mutobo, où elles intégreront le programme de réintégration communautaire avant de regagner leurs communautés d’origine.
Ce rapatriement intervient après une séquence controversée. Fin juillet, 39 personnes présentées comme des FDLR avaient été renvoyées en RDC par Kigali, qui estimait qu’il s’agissait de civils. La MONUSCO avait alors défendu la rigueur de son processus de vérification.
L’opération de Kinshasa pour vider la question FDLR
Ce nouveau rapatriement s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement congolais visant la neutralisation définitive de la problématique des FDLR, régulièrement invoquée par Kigali pour justifier ses interventions dans l’Est de la RDC.
Le 28 juillet, Kinshasa a annoncé la signature d’un protocole de reddition avec les FDLR. D’après le ministre de l’intégration régionale, Floribert Anzuluni, le document est l’aboutissement d’un processus entamé en octobre 2025 par une campagne de sensibilisation au désarmement volontaire menée avec l’appui de la MONUSCO, suivie d’un repositionnement militaire en mars 2026 dans la région de Walikale, seule des six zones d’implantation des FDLR encore sous contrôle gouvernemental.
Par ce document, le chef des FDLR Victor Byiringiro s’est engagé à procéder au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement de ses 3 500 à 4 500 combattants, selon les estimations de l’ONU, puis à la dissolution du mouvement.
Pour Kinshasa, il s’agit de se conformer à ses engagements pris dans le cadre de l’accord de paix de Washington, qui prévoit la neutralisation des FDLR par la RDC et, en contrepartie, le retrait des troupes rwandaises et la fin du soutien à l'AFC-M23.
TOGE






