Devant le Conseil de sécurité ce mardi, le Chef de la MONUSCO James Swan a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon la Mission onusienne, si l’attention reste focalisée sur le conflit impliquant le M23 soutenu par le Rwanda, d’autres groupes armés continuent de semer la terreur.
En Ituri, la situation demeure fragile, « en particulier aux abords des sites de déplacés, le long des corridors économiques et dans les zones agricoles », a indiqué James Swan.
Le rapport pointe directement les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique. Le groupe a intensifié ses activités dans le territoire de Mambasa et le long de la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu, en ciblant notamment les sites miniers.
« Les ADF continuent de mener des attaques meurtrières contre les civils et de recourir largement aux enlèvements, y compris jusque dans le Haut-Uele », au-delà même de la zone de responsabilité de la MONUSCO, a-t-il précisé.
En réponse, la Mission dit avoir renforcé ses patrouilles aux côtés des FARDC.
Une base opérationnelle mobile a été établie à Mambasa en juin. Depuis le dernier briefing, 315 patrouilles conjointes MONUSCO-FARDC et 1.130 patrouilles de police onusienne ont été menées.
Un rappel que la crise sécuritaire dans l’Est ne se limite pas au Nord-Kivu.
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