L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en RDC. Le Nord-Ubangi a rejoint officiellement la liste des provinces touchées, devenant la huitième province affectée depuis la déclaration de l’épidémie en mai dernier.
L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a annoncé deux cas confirmés, dont un décès, dans la province frontalière de la République centrafricaine.
Selon le rapport de situation n°155 de la Task force présidentielle publié samedi, les deux cas ont été enregistrés dans la zone de santé de Wapinda, frontalière du Bas-Uélé, dans la province du Nord-Ubangi. Il s’agit de deux hommes d’une vingtaine d’années.
Une épidémie qui ne faiblit pas
Cette extension géographique intervient dans un contexte de flambée toujours active.
Au 16 octobre, le pays a notifié 67 nouveaux cas confirmés en 24 heures, dont 44 en Ituri, 14 au Nord-Kivu, 7 au Haut-Uélé et 2 au Nord-Ubangi.
Le bilan cumulé s’alourdit : 9.415 cas confirmés et 4.536 décès, soit un taux de létalité de 48,2%. 2.522 patients ont été déclarés guéris.
L’Ituri reste l’épicentre, concentrant à lui seul 73,2% des cas cumulés enregistrés dans le pays.
La carte de la contamination s’étend désormais sur huit provinces : Nord-Kivu, Ituri, Haut-Uélé, Tshopo, Sud-Kivu, Bas-Uélé, Sud-Ubangi et désormais Nord-Ubangi.
Une propagation provoquée par la souche Bundibugyo du virus, la pire épidémie de l’histoire de la RDC.
La surveillance en échec
Au-delà des chiffres, la riposte montre des signes de fatigue. Le suivi des contacts s’établit à 79,1% au niveau national, bien en dessous de l’objectif de 95% requis pour briser la chaîne de transmission. À Bunia, ce taux chute à 24,9%.
Autre alerte : sur les 26 décès confirmés recensés en 24h, 18 sont survenus dans la communauté, hors des structures de soins, multipliant les risques de nouvelles contaminations.
TOGE






