La CENCO et l’ECC ont échangé, samedi à l’Archevêché de Kinshasa, avec les leaders de l’opposition afin d’obtenir le principe du report de la marche prévue ce mercredi. Les organisateurs veulent dire non au changement de la Constitution et appeler à la démission du président Félix Tshisekedi.
La rencontre s’inscrit dans le cadre de la médiation confiée aux confessions religieuses par le président Félix Tshisekedi, après avoir levé l’option, vendredi, d’engager le pays dans la voie du dialogue.
Pour les médiateurs, il était urgent d’apaiser le climat avant le lancement effectif des discussions.
À l’issue de la rencontre, Éric Senga, porte-parole de l’ECC, a justifié la démarche :
« Dès lors que le processus est déjà lancé, nous, en tant que médiateurs, avons l'obligation d'obtenir des uns et des autres leur engagement ».
Pour la CENCO-ECC, le report de la manifestation de ce mercredi constituera un « engagement » pour les opposants « d'adhérer et d'accompagner le processus » du dialogue.
Éric Senga a toutefois nuancé : par cette démarche, la CENCO-ECC n’entend pas « violer la liberté des opposants ».
Gatien D. Kasongo





