L’ancien conseiller spécial du Président Félix Tshisekedi refait surface. Le nom de Fortunat Biselele circule à nouveau avec insistance dans les allées du Palais de la Nation. Il a notamment pris part à la réunion entre Félix Tshisekedi et des Chefs religieux en marge de l'annonce du dialogue politique.
D’après plusieurs sources concordantes, l’ancien cadre du RCD aurait réintégré le cercle rapproché du Président Félix Tshisekedi. Une percée qui s’explique, selon ces mêmes sources, par son carnet d’adresses.
Fortunat Biselele est aujourd’hui présenté comme l’un des favoris pour succéder à Désiré-Cashmir Eberande Kolongele au poste de conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité.
Son atout majeur : un réseau solide au Rwanda et auprès d’anciens cadres du RCD. Un profil que la Présidence chercherait à exploiter à un moment où la crise dans l’Est impose de rouvrir des canaux de discussion.
Mais son retour ne se limiterait pas au volet sécuritaire. On lui prêterait aussi une mission de « décrispation politique ». Objectif : préparer le terrain pour le dialogue annoncé par le Chef de l’État et assurer le suivi des engagements pris devant les Églises.
Rapprocher Tshisekedi et Kagame, premier test de Biselele
C’est là que les interrogations s’accumulent.
Les observateurs se demandent si Fortunat Biselele, autrefois homme de l’ombre entre Kinshasa et Kigali, dispose encore du crédit nécessaire pour faire bouger les lignes.
Parviendra-t-il à jouer les facilitateurs entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ? Ses anciens contacts rwandais sont-ils toujours opérationnels ?
Autant de questions qui entourent ce possible retour. Pour ses partisans, c’est le come-back d’un technicien des coulisses. Pour ses détracteurs, c’est le pari risqué d’un recyclage politique.
En attendant une nomination officielle, le nom de Fortunat Biselele alimente déjà toutes les spéculations sur la nouvelle équipe qui entoure le Chef de l’État.
Gatien D. Kasongo





