Au Sénat, le projet de loi portant organisation du référendum en RDC est passé telle une lettre à la poste alors que ces dernières semaines, l’Opposition a multiplié des manifestations publiques et des sorties médiatiques pour tenter d’obtenir le rejet de ce texte, accusé de baliser la voie de réforme de la Constitution dans le but de maintenir Félix Tshisekedi au pouvoir au-delà de ces deux mandats constitutionnels.
A l’unanimité des membres présents (89) lundi à la plénière, la Chambre haute du Parlement a adopté ce projet de loi sur fond des « divergences mineures » avec l’Assemblée nationale. Une conciliation des vues est de ce fait obligatoire avant la promulgation du texte par le Président de la République.
Selon l’auteur de cette proposition de loi, le député Gaspard Ngondankoy, l’initiative vise à définir les conditions d’organisation et d’encadrement du référendum, un mécanisme consacré par la Constitution de 2006, jugée obsolète par la Majorité au pouvoir. L’élu national soutient en outre qu’à travers son texte, il entend combler un vide juridique.
Des explications qui peinent à passer du côté de l’Opposition, convaincue que la démarche s’inscrit dans l’agenda visant à prolonger le bail de Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine.
TOGE





