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RDC : Kinshasa vise 500 millions USD préapprouvés de la Banque mondiale pour faire face aux catastrophes

Le Gouvernement veut souscrire au mécanisme Cat DDO de la Banque mondiale. L’idée : avoir 500 millions USD disponibles immédiatement en cas de catastrophe naturelle, crise sanitaire ou choc climatique, sans déstabiliser le budget

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Daynews rdc Rédaction DAYNEWS RDC
RDC : Kinshasa vise 500 millions USD préapprouvés de la Banque mondiale pour faire face aux catastrophes
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté le dossier vendredi en Conseil des ministres qui a pris acte
C’est une assurance budgétaire contre l’imprévisible. Le Gouvernement congolais envisage d’adhérer au Cat DDO – Catastrophe Deferred Drawdown Option – de la Banque mondiale, un instrument de financement d’urgence.
Concrètement, le Cat DDO n’est pas un projet classique. C’est une ligne de crédit contingente préapprouvée, d’un maximum de 500 millions USD ou 0,25% du PIB.
L’argent n’est pas décaissé tout de suite. Il reste dormant et ne peut être mobilisé qu’après la déclaration officielle d’un état d’urgence à la suite d’une catastrophe naturelle, d’une épidémie ou d’un choc climatique majeur. Le déblocage est alors quasi immédiat, en quelques jours, pour financer la réponse.
Pour la RDC, pays régulièrement frappé par les inondations à Kinshasa et dans l’Est, l’érosion, les épidémies d’Ebola, de choléra ou de Mpox, et les effets du changement climatique, l’enjeu est de réagir vite sans devoir réallouer en catastrophe le budget ou s’endetter dans l’urgence à des taux élevés.
Mais le dispositif est conditionnel. La Banque mondiale ne l’accorde qu’aux pays ayant un cadre macroéconomique jugé adéquat et surtout un programme crédible de gestion des risques de catastrophe.
Selon le compte-rendu du Conseil des ministres du vendredi dernier, le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a détaillé quatre mesures stratégiques préalables exigées pour activer le mécanisme.
La première consiste à renforcer le cadre légal et institutionnel par la finalisation de la stratégie nationale de prévention et de gestion des risques de catastrophes et de la loi sur la protection civile.
La deuxième se rapporte à l’amélioration du système d’alerte précoce et d’information climatique. Elle exige notamment la modernisation de la Mettelsat et des systèmes de surveillance des fleuves et des zones à risque d’inondation et de glissement de terrain.
La troisième mesure stratégique défendue par Fwamba au Conseil des ministres est la mise en place des filets sociaux adaptatifs : capacité à étendre rapidement les transferts monétaires et la protection sociale aux populations sinistrées, un axe déjà au cœur des appuis budgétaires de 2024-2025.
Enfin, l’Argentier national a proposé d’intégrer la résilience climatique dans les investissements publics en imposant des nouvelles normes de construction résiliente et de sécurisation des infrastructures critiques.
Sa démarche s’inscrit dans la continuité des discussions engagées depuis août 2024 entre Kinshasa et la Banque mondiale pour une nouvelle série d’appuis budgétaires à hauteur de 500 millions USD par an.
En juin 2025, un premier décaissement de 600 millions USD avait déjà été signé sur la gouvernance et la résilience économique, avec 400 millions restants attendus fin 2026 sous condition de réformes.
Si elle est approuvée, la ligne Cat DDO serait valable 3 ans, renouvelable 4 fois, soit jusqu’à 15 ans. Elle comporte des frais initiaux de 0,25% à la signature, et les montants décaissés sont remboursables aux conditions concessionnelles de l’IDA.
Le Conseil des ministres a pris acte de la note.
Gatien D. Kasongo

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