La vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a présidé, jeudi à Kinshasa, l’atelier consacré aux résultats de l’évaluation PEFA 2024, qui mesure la performance du système de gestion des finances publiques.
Réalisée sur les exercices budgétaires 2021, 2022 et 2023, cette quatrième évaluation a passé au crible 31 indicateurs.
Le constat présenté par la vice-ministre est contrasté : huit indicateurs enregistrent des progrès, notamment dans les prévisions macroéconomiques et budgétaires, la gestion de la dette et la mobilisation des recettes publiques.
Mais des insuffisances majeures persistent, a-t-elle souligné. Elles concernent l’exécution du budget, le suivi des investissements publics et le contrôle interne des dépenses, trois maillons essentiels de la redevabilité publique.
Autre enseignement majeur de cette édition 2024 relevé par Gracia Yamba Kazadi, l’évaluation innove en intégrant pour la première fois les dimensions du genre et du climat, afin de mieux prendre en compte les enjeux d’équité et de durabilité dans les politiques budgétaires.
Avec l’appui de la Banque mondiale, d’Enabel et de l’Union européenne, le Comité d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF) est désormais chargé de coordonner l’élaboration d’un plan d’action assorti de responsabilités précises et d’échéances de mise en œuvre.
L’enjeu, pour le ministère des Finances, est de traduire rapidement les recommandations du PEFA 2024 en mesures concrètes afin de consolider la gouvernance financière et d’améliorer l’utilisation des ressources publiques au bénéfice de la population congolaise.
Gatien D. Kasongo






