La députée Clotilde Mutita Kaluma, rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale et élue d’Ensemble pour la République, parti de Moïse Katumbi, a participé samedi à la réunion entre le Président Félix Tshisekedi et les parlementaires de l’Union sacrée de la Nation.
Deux jours plus tard, elle a été auditionnée à ce sujet par son groupe parlementaire au siège national du parti à Kinshasa.
Selon le compte-rendu fait par Me Boris Mbuku Laka, l’élue a expliqué que sa présence à la Cité de l’UA relevait d’un cadre institutionnel lié à ses fonctions au bureau de la chambre basse.
A l’issue de l’audition, le groupe parlementaire Ensemble, unique groupe d’opposition constitué à l’Assemblée nationale, a dit avoir pris acte de ses explications.
Dans une déclaration devant la presse, Me Boris Mbuku Laka a indiqué que le groupe est « totalement satisfait » du travail de sa représentante et lui a renouvelé son soutien.
« Elle nous a informés de certaines activités, notamment celle de samedi, qui rentrait dans un cadre institutionnel. Elle a le soutien total du groupe parlementaire », a-t-il déclaré.
Le groupe l’encourage à poursuivre son travail « dans le respect des lois de la République et du règlement intérieur du groupe ».
Une présence qui interroge. Si la justification officielle évoque un « cadre institutionnel » lié à ses fonctions au Bureau, la réunion de samedi à la Cité de l’UA n’avait rien d’institutionnel.
Il s’agissait d’une réunion de famille politique : celle de l’Union sacrée de la Nation, à laquelle la rapporteure adjointe, élue sous les couleurs d’Ensemble pour la République, n’appartient pas.
Le timing ajoute au malaise. La participation de l’élue intervient au moment où Moïse Katumbi affiche une opposition frontale à tout projet de révision ou de changement de Constitution visant à maintenir Félix Tshisekedi au pouvoir, et au lendemain du vote à l’Assemblée nationale de la loi sur le référendum, texte qui ouvre la voie à cette réforme.
La déclaration de soutien de son groupe tombe, elle, le jour même où Katumbi prend part à Rome au conclave de la plateforme C-64, attendu pour fixer la position de cette frange de l’opposition face à la question constitutionnelle et aux enjeux politiques du moment.
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