La mise en œuvre du partenariat stratégique conclu en décembre 2025 entre la RDC et les États-Unis franchit une étape concrète sur le dossier Grand Inga.
Les deux pays ont installé ce lundi à Paris, au siège de la Banque mondiale, l’organe chargé de superviser l’avancement du plus grand projet hydroélectrique du continent.
Cette première session du Comité de coordination et de gouvernance découle directement de l’accord du 4 décembre 2025.
Elle visait à s’accorder sur la méthode pour mener à bien Inga 3, considérée comme le socle du futur complexe Grand Inga.
Les travaux ont été dirigés conjointement par Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre congolais en charge de l’Économie, et Jeremy Wiggins pour le Trésor américain, avec la participation active de l’institution de Bretton Woods.
Les discussions ont porté sur trois axes : le montage technique du barrage, son modèle financier et le cadre institutionnel à consolider.
L’objectif est de sécuriser les capitaux nécessaires et de garantir que le projet serve la stratégie d’industrialisation congolaise.
Pour maintenir le rythme, un mécanisme de suivi a été acté. Un groupe d’experts des deux parties se retrouvera mensuellement entre novembre prochain et avril 2027.
Il devra préparer les arbitrages attendus de Kinshasa et préciser les appuis que Washington devra apporter avant la seconde session du Comité.
Présente depuis le début de la phase préparatoire d’Inga 3, la Banque mondiale a assuré la facilitation de cette réunion inaugurale. Son rôle est jugé central pour fédérer les autres bailleurs autour du projet.
Kinshasa et Washington présentent Inga comme un levier de croissance, d’emplois et d’accès à l’énergie pour la population.
Gatien D. Kasongo






