La Commission permanente interministérielle chargée de la rationalisation de la parafiscalité (COPIRAP) a tenu, ce vendredi 18 septembre 2026 à Kinshasa, une importante séance de travail du Comité de pilotage, sous la coprésidence du vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, et du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Au menu de la séance de travail : la présentation et la validation du rapport de mission, ainsi que l’organisation des travaux bilatéraux entre la COPIRAP et les responsables des organismes publics.
Cette réunion du Comité de pilotage marque le passage de la phase de collecte à la phase opérationnelle, avec pour finalité une parafiscalité plus cohérente, mieux encadrée et compatible avec les objectifs de développement et d’amélioration du climat des affaires.
A l’ouverture des travaux, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a recadré les enjeux. Cette réforme, a-t-il rappelé, est conduite sur orientation directe du Président Félix Tshisekedi, dans l’optique de rationaliser la parafiscalité, de mieux canaliser les ressources vers le Trésor public et de supprimer purement et simplement tous les prélèvements sans fondement juridique ou économique.
La finalité de cette réforme est d’alléger les charges, de renforcer la transparence et d’améliorer le climat des affaires en RDC.
Le diagnostic de départ est édifiant. La mission de collecte des données auprès des organismes publics a mis en évidence une multitude de taxes, de redevances et de contributions dont la légalité et la pertinence restent à démontrer.
Le ministre a salué le travail des experts, tout en exigeant des données complètes, fiables et documentées avant de trancher.
Toutefois, Doudou Fwamba a relevé que certains établissements publics n’avaient pas encore transmis les informations demandées.
Il a ainsi recommandé d’associer les Ministres sectoriels concernés afin qu’ils invitent les organismes placés sous leur tutelle à s’acquitter de cette obligation dans les délais requis.
En cas de non-transmission persistante, les mesures appropriées pourraient être envisagées.
L’heure n’est plus à l’inventaire, mais à l’action. L’Argentier national a instruit les experts d’engager sans délai la phase de rationalisation proprement dite.
Sur la base des données consolidées et de critères objectifs — fondement juridique, pertinence économique, rendement et cohérence avec les missions —, chaque prélèvement devra être passé au crible pour décider de son sort : maintien, suppression, fusion ou transfert vers le Trésor public.
Pour le Gouvernement, l’enjeu est double : renforcer l’efficacité de la mobilisation des recettes publiques, tout en soulageant les entreprises des charges injustifiées.
Avec la Cellule de communication du ministère des Finances






