Dans une convocation datée du 24 octobre 2026 à Kinshasa, Martin Fayulu, président de l’ECiDé, annonce la tenue d’une session ordinaire du Conseil national du 23 au 26 novembre au siège national du parti.
Un rendez-vous placé sous un thème qui donne le ton : « Réarmer l’ECiDé pour la conquête démocratique du pouvoir en 2028 ».
Le document invoque les articles 30, 34 et 37 alinéa 6 des statuts du parti, ainsi que les résolutions du dernier Conseil national tenu à Kinshasa du 15 au 18 décembre 2025.
Le président de l’ECiDé justifie la convocation par « l’urgence et la nécessité de renforcer l’organisation et l’efficacité du parti en vue des échéances électorales de 2028 ».
À la demande du bureau national, précise le texte, un comité d’organisation est déjà mis en place. Sa mission : préparer la session et recueillir les suggestions et propositions des membres « en vue d’enrichir les travaux ». Les modalités pratiques seront communiquées « en temps utile ».
Cette convocation intervient à un moment politique particulier. Martin Fayulu a entamé ce mercredi une tournée européenne par Bruxelles, première étape d’une série de rencontres avec la diaspora et des partenaires.
Le déplacement fait suite aux assises de Rome, où la Coalition Article 64 (C64) a tenu son conclave du 25 au 27 octobre.
Dans sa déclaration finale publiée mardi, la plateforme qui réunit Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Augustin Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund a posé ses lignes rouges : non à « tout changement de Constitution, tout troisième mandat, tout report des élections prévues en 2028 » et non à « la conquête du pouvoir par les armes ».
Pour sortir de l’impasse, la C64 annonce vouloir rencontrer séparément le Président Félix-Antoine Tshisekedi et l’ancien Président Joseph Kabila afin de convenir des conditions d’un dialogue national inclusif.
Entre la main tendue à Kinshasa et à l’ancien camp présidentiel à l’Est, et le rappel du verrou constitutionnel, Fayulu joue sa partition : faire de l’ECiDé le pivot de la bataille électorale qui s’ouvre, tout en poussant pour une solution politique à la crise.
Gatien D. Kasongo






